Diable ! De quoi vais-je bien pouvoir parler ?

Sauf exceptions bien sûr, les marques  se doivent aujourd’hui de prendre  la parole régulièrement. On leur demande de nourrir leur audience avec des contenus intéressants, pertinents, différenciants…. et plein de mots en « ants/ents ».

Cet article est la transcription enrichie du deuxième épisode de la deuxième saison de notre podcast.

Les objectifs de ces prises de paroles sont multiples. Il peut s’agir de booster une notoriété, de développer une image de marque, d’attirer des prospects, de fidéliser les clients, d’augmenter un chiffre d’affaires…

Bref, multiples quoi !

Sur l’intérêt de produire du contenu pour capter une audience, en général, tout le monde est d’accord. Si vous voulez des pistes, on y a d’ailleurs consacré un article de blog intitulé : “Oui, ça vaut la peine de faire du contenu” Le problème, il arrive plutôt au moment de se poser LA question ! LA question, c’est : « De quoi est-ce qu’on va bien pouvoir parler ? » Ça vous rappelle quelque chose ? Je suis sûre que vous vous l’êtes déjà posé, cette question !

Alors, l’idée ne sera pas ici de distribuer des bons points et des mauvais points dans les choix des sujets traités par les marques (quoi que). Ça n’est pas non plus de donner une recette miracle (pourtant on aimerait). C’est plutôt de vous donner une vision de ce que votre audience attend d’une marque. C’est aussi que vous repartiez avec quelques clés sur la manière de captiver vos lecteurs, vos auditeurs ou vos spectateurs. Cela, dès l’annonce du sujet !

Alors de quoi est-ce qu’on parle quand on est une marque ?

Il y a d’abord ce qu’on appellera les bons sujets a priori. Et j’insiste bien sur le “a priori”. Ce sont les sujets qui devraient intéresser à coup sûr l’audience de la marque.

Ces sujets-là en général, ils donnent des informations utiles, qui vont apporter de la connaissance à l’audience, la faire réfléchir, l’amuser… En ce sens, l’actualité du secteur dans lequel évolue la marque est une source de bons sujets. Le partage d’un savoir-faire également. La vision d’une marque sur telle ou telle tendance, telle ou telle évolution du secteur aussi.

Quelques exemples :

Par exemple, le patron d’une entreprise familiale, spécialisée dans la vente de chaussures haut de gamme, arrivera normalement à intéresser ses cibles avec un article sur les 10 raisons qui font qu’on ne le trouvera jamais sur une marketplace. Il pourra aussi faire un sujet sur l’art et la manière de choisir une bonne chaussure.

Dans le rayon bons sujets, on trouve aussi les réalisations des entreprises, leurs coulisses, leurs engagements, l’arrivée de leurs nouveaux produits et services… Tout cela, ce sont a priori des pistes pour nourrir des supports de communication.

Quelques exemples :

C’est de cela que vous parlez sur votre blog ou votre chaîne YouTube ? Alors ça tombe bien, mais…

Ne criez pas victoire trop vite ! On y reviendra sur ces bons sujets, ils ont besoin d’un petit quelque chose en plus pour captiver votre audience !

Les moins bons sujets

À l’opposé des bons sujets, il y a les moins bons sujets a priori (et j’insiste à nouveau sur le “a priori”). Dans ce rayon-là, on trouve la participation à un salon, une apparition dans un magazine ou dans un reportage TV, l’arrivée d’une nouvelle recrue ou bien encore une évolution mineure dans un produit ou un service de la marque…

Si vous avez déjà parlé de tout ça sur vos outils de communication, bien sûr on ne vous jette pas la pierre !

Mais soyons honnêtes… Ça vous intéresse vous quand une entreprise que vous suivez vous livre le compte rendu détaillé de sa participation à la Foire de Paris ou de son intervention dans une convention que vous ne connaissez absolument pas ? Pas vraiment hein ? Vous n’étiez ni à la Foire de paris, ni à la convention en question, alors quelques lignes et une photo sur les réseaux sociaux auraient très bien fait l’affaire, en mode carte postale quoi ! Idem lorsqu’il y a une nouvelle recrue. L’interview de votre nouvelle cheffe de projet a‑t-elle vraiment sa place sur votre blog ? Je pose la question. À moins que…

… vous ne trouviez une façon habile d’en parler ! Et oui, car finalement, l’important, ça n’est pas tant le sujet que la manière de l’aborder.

Le choix de la thématique ne fait pas tout

Ce sujet, il faut avant toute chose qu’il réponde à un besoin présent chez la cible visée. Cela peut être un besoin d’information, de résolution d’un problème, un besoin de divertissement aussi… Avant de planifier un sujet dans son calendrier éditorial, une marque doit se demander si son audience a besoin de savoir cela. Si elle a envie de lire, de regarder, ou d’écouter ce que la marque s’apprête à lui livrer comme contenu.

Elle doit aussi se demander si l’angle choisi peut captiver son audience et si, à la lecture du titre du contenu, l’internaute arrêtera de scroller pour cliquer.

Vous vous souvenez de l’interview de votre nouvelle cheffe de projet ? A priori, avec ce que je vous ai dit, vous êtes parti pour l’annuler. Ok. Mais si elle s’intitule : “Notre nouvelle chef de projet a fait le tour de l’Europe à pieds” et que cette interview vous permet de raconter une aventure exceptionnelle, mais aussi d’évoquer plus largement les qualités de vos salariés et les valeurs de votre entreprise. Là ça devient un bon sujet !

Mon point de vue c’est qu’il est possible de rendre à peu près tous les sujets intéressants, ou intéressants. Notre vendeur de chaussure haut de gamme, s’il arrive avec un sujet intitulé “Pourquoi on a changé de fournisseur de cirage…” il va moins mobiliser les foules qu’en expliquant comment entretenir ses chaussures. Avec quel cirage, quels accessoires, quelles techniques… En répondant à un besoin, en choisissant un angle solide et si possible original, en étant consistant sur le fond, et aussi en soignant la forme de vos contenus bien sûr, vous donnerez plus envie aux lecteurs, auditeur, spectateurs, de vous suivre.

Une fois qu’on a dit ça et qu’on a nos premiers bons sujets, bien anglés. Il est important de veiller à varier pour ne pas lasser. Rien de pire que de tourner autour d’une thématique unique, ou d’utiliser toujours les mêmes ressorts de titres ou d’angles. La diversité de sujets, c’est une autre clé importante. Un jour un salon, pour peu que vous ayez un point de vue dessus ou une manière originale d’aborder ce sujet, le lendemain un tuto ! un jour un billet d’humeur, le lendemain ou la semaine suivante une interview d’expert !

Si vous avez un doute sur une idée de sujet, ou que vous pensez qu’on ne peut pas rendre n’importe quel sujet intéressant, envoyez-nous vos défis sur Instagram, on vous répondra en story.

Merci d’avoir écouté cet épisode. S’il vous a plu, je ne peux que vous encourager à vous abonner au podcast du Diable est dans les détails, et pourquoi pas lui mettre des étoiles et des commentaires sur Apple Podcast. Ça nous aide beaucoup ! Vous pouvez retrouver cet épisode sur notre site Internet dans son format billet de blog avec plein d’infos en plus.

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On se retrouve dans deux semaines pour le prochain épisode ! Laura vous parlera du maillage. À très bientôt 🙂

 

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